Le grand retour
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Des écrivains parlent de la cathédrale de Boulogne-sur-Mer
 
Victor Hugo : « L’entrée ou pour mieux dire, la descente à Boulogne est admirable. On laisse à gauche une vieille forteresse dont les tours qui avaient une couronne de créneaux, n’ont plus qu’une couronne d’arbres. C’est encore fort beau. Il est fâcheux cependant que les architectes de l’endroit bâtissent là, sur ces vieux arbres et sur ces vieille tours, je ne sais quoi de bête et de hideux qui a des colonnes »
 
Le chantier de la cathédrale avait débuté par la rotonde que prolonge la chapelle de la Vierge. Les finances aidant, il fut décidé d’adjoindre au plan centré, une seconde partie en croix latine. D’où la particularité d’une église double, juxtaposant deux parties distinctes selon la formule dont St Louis des Invalides est un des rares exemples. Le Dôme superpose avec audace, la coupole et son lanternon. La grande nef aligne une série de colonnes corinthiennes élancées. Elle est longue de 80 m et représente les trois église : l’église souffrante avec la crypte, l’église militante avec la nef et l’église triomphante avec le dôme et la voûte.
 
Un peu plus tard, Victor Hugo découvrit l’architecte en question. D’architecture il n’en avait qu’une vague connaissance le jeune Abbé Haffreingue qui entreprit de restaurer la cathédrale détruite à la révolution française. Mais il avait un but : rétablir le siège épiscopal et restaurer les pèlerinages en l’honneur de la Vierge nautonière… Victor Hugo fut émerveillé par son projet, il lui ouvrit sa bourse.
 


Peu de temps auparavant, Honoré de Balzac avait écrit à l’Abbé : « Monsieur l’Abbé, je suis un écrivain pauvre et quand j’aurais mis phrases sur phrases, peut-être ne serai-je qu’un pauvre écrivain, tandis que vous, en mettant pierre sur pierre, à part le mérite d’art qui sera dans votre église, vous êtes fier d’être un sublime architecte. La foi religieuse est toujours grande dans ses œuvres et rien n’est certain dans ce que fait la littérature, mais il nous reste une chance à nous autres, gens de lettres, c’est de nous associer par la pensée à votre belle oeuvre, inouïe dans une époque comme la nôtre »
 




En 1948, eut lieu un immense pèlerinage dans toute la France, le pèlerinage du Grand retour, et Marie revint en sa ville de Boulogne, blanche silhouette tirée sur une barque, elle avait parcouru de 1943 à 1948, 20 000 paroisses et 120 000 kms. Près de 200 000 personnes vinrent à Boulogne pour ce pèlerinage extraordinaire.
1944, l'année du grand retour